Deuxième jour
par Sunshine, 4 réactions
Publication 2 ans vendredi 11 mai 2007 à 23:16
Rubrique Général
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Mots-clés Brides-les-Bains, montagne, travail
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Ce qui est bien avec le métier d'ouvrier dans le bâtiment c'est que l'on peut jouir d'un haut degré de liberté. Certes on doit faire certaines choses, mais la manière de procéder dépend de nous. Et pour mener à bien les objectifs qui entrent dans le cadre d'une stratégie, on dispose de multiples techniques. J'en viens à vous dire qu'aujourd'hui j'ai appris plein de choses.
Après un levé quelque peu attristé par le froid et la pluie, nous prenons paisiblement notre petit déjeuné, dans la plus belle chambre de la maison, celle des parents. Pourquoi la plus belle ? Parce que d'abord la plus grande, évidemment. Et parce qu'avec la plus belle vue, aussi. Oh je ne critique pas hein, je me réserve secrètement une magnifique chambre, ne vous en faites pas pour moi ! Faut dire ils le méritent, c'est un peu de leur fait que cette maison est là, à nous, pour nous.
Comme prévu hier soir lors du briefing, on poursuit les travaux dans le basement. Astrit devait faire un coffrage dans l'entrée du sous-sol, ce qui lui a pris au moins deux heures. Pendant ce temps, j'ai appliqué une bandelette adhésive le long de chaque jointure de plaques de Placo, sur les murs. Puis j'ai imbibé les bandes avec de la colle à bande (Patajoint®). Ce qu'il faut savoir, c'est qu'entre deux plaques, environ cinq centimètres de part et d'autre de la jointure, il y a un renfoncement de quelques millimètres qui longe les plaques dans toute leur hauteur. Ce renfoncement offre l'espace pour placer la bandelette puis appliquer de la colle à bande le tout pour garantir un mur bien plat. Techniquement, on utilise deux spatules, une pour garder de la colle (de texture analogue à de l'enduit), l'autre pour appliquer la colle sur le mur, sans en foutre partout. Alors on s'amuse avec les spatules à faire passer d'une spatule à l'autre cette espèce de pâte...
Ensuite j'ai mis du MAP (une sorte d'enduit, là aussi) sur toutes les vis qui fixent les plaques de faux-plafond. Ça c'est fastidieux. Avec la spatule, il faut que rien ne dépasse. Toujours garder un mur lisse. Ben oui, plus tard, je ne voudrai pas avoir des bosses partout et des traces dégueux sur les murs. Et de temps en temps, un petit coup de balai sur le chantier, ça fait toujours du bien.
Puis vinrent les douze coups de midi.
Entre deux raviolis, Astrit (toujours albanais) et moi discutons de son pays. Plus précisément, je lui pose des questions sur l'histoire de l'Albanie, dont j'ignore tout. C'est très enrichissant de traiter d'un sujet avec quelqu'un de personnellement impliquer dans celui-ci. Alors j'apprends plein de choses, là aussi. Je me rends aussi compte que je suis une bille en histoire... Tout en me déculpabilisant en songeant que les Balkans ne sont pas franchement le sujet numbeur ouane vu en cours.
Et puis cet après-midi, pendant que Christophe gérait une histoire de poutre qui avait été transformée en basting vu comme elle avait été rabotée, je fais passer avec Astrit une gaine électrique dans le faux-plafond, vers les trous servant de futurs halogènes. Aussi il faut préparer les fils et les placer dans les dominos. Tout une histoire là aussi.
Le mot d'la fin
Il est bientôt onze heures, le dîner fut très sympa, on a bien rit et on a pu se mettre d'accord sur le déroulement de demain — comme si j'avais mon mot à dire —. Aussi on a discuté de ce que seront les prochaines lourdes tâche, comme ajuster le sol au dernier étage en coulant une chape ; fixer une nouvelle poutre de soutien dans le salon et j'en passe ! 
J'ai vraiment l'impression de créer quelque chose. Les heures se suivent et l'environnement dans lequel je suis évolue. Il prend forme. Il est modelé comme nous le décidons. Avec notre mètre, notre règle, nos petits crayons, on imagine les structures, comment faire tel mur, par où faire passer tel gaine. C'est un travail complexe, à tous les sens du terme. En tout cas Je le vis pleinement, et ça me fait du bien. 



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