I, yo, ik, io, ich, wo, eu, я... Je. Ce pronom qui me caractérise lorsque je parle. S'il y a bien un truc dans lequel je ne veux pas tomber c'est l'égocentrisme. Et pourtant. Un exemple : quelqu'un souffre pour une raison qui lui est propre. Un ami, moi, n'a qu'un but dans ces conditions : donner du réconfort, aider tant que possible, écouter, s'ouvrir pour mieux refermer les blessures.

Et pourtant.

Est-il normal de dire à cette personne qu'elle me manque ? Du fait que celle-ci soit triste, elle n'est pas d'humeur à partager. Dans ces moments c'est à moi d'aller vers elle, non l'inverse. Et moi qu'ai-je trouver à dire ? "Tu me manques"... Sous-entendu, je reproche à la personne de ne plus s'intéresser à rien, à moi. Quelle connerie de phrase égoïste. C'est comme ce texte, il ne sert à rien d'autre qu'à moi, moi qui écrit ici, chez moi. Peut-être qu'il peut servir à quelque chose finalement : te dire que nous pensons à toi. C'est la seule utilité.

System Of A Down - ATWA