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3 ansil y a

Allez allez, on s'adapte ! Web 2.0
par Sunshine, 3 réactions

Vous n'êtes pas sans avoir entendu un jour parlé du concept — rigolo pour les uns ou aberrant pour les autres — de web 2.0 je suppose. Si ce n'est pas le cas, vous en avez cependant vu les premiers aperçus de ce qu'il contient. Si je vous dis wiki, blog, ranking, Google Adsense, BitTorrent, RSS ou encore Podcast, vous sourcillez ? Voyez-vous au moins où je veux en venir...

Depuis maintenant plusieurs années, nous, internautes, vivons une révolution de l'Internet. C'est un bien grand mot pour un outils si jeune, mais ce qui se produit en matière d'innovations et de nouveautés laisse bel et bien distinguer les portes d'une nouvelle ère du numérique. À mon sens, on entre dans l'ère de l'hypercommunication, de l'hyperaccessibilité. Ces deux notions associées constituent de nouveaux moyens de mettre en exergue un concept clé : la liberté. Seulement voilà, qui dit nouveauté dit changement et qui dit changement dit adaptation. Effectivement, tout serait bien triste si l'homme face à un bouleversement quelconque ne mettait rien en oeuvre pour y réagir positivement afin de s'y adapter. Ainsi, l'apparition de ces innovations et le développement des nouvelles technologies associées demandent — et vont demander — aux internautes de produire un effort de curiosité. Je pense en effet qu'il ne s'agit que d'un effort né de l'envie, de l'appétit, éprouvé par chacun, de vouloir apprendre à manipuler les outils propre à son temps.

L'idée, concrétisée par ces lignes, est de vulgariser l'utilisation de quelques outils informatiques qui accompagnent la nouvelle ère du numérique, qu'un quidam a appelé le web 2.0

D'abord, qu'appelle-t-on web 2.0 ?

Tout d'abord, il s'agit là d'un concept qui est né pour évoluer. Aujourd'hui je vous donne ma vision de ce qui se cache derrière cette appellation fantaisiste.

Il semble qu'il soit difficile de donner une définition précise de cette expression, il n'en demeure pas moins qu'elle est très connotée. En effet, on y associe la primauté des données (c'est-à-dire le contenu des pages accessibles sur la toile) sur la publication (c'est-à-dire la manière d'exposer les données) ; c'est aussi l'ère des mouvements du "libre" dans lequel on voit les encyclopédies libres comme wikipedia.org ; l'accessibilité et l'interopérabilité [1] sont également de la partie, concept selon lequel les systèmes des données du web se doivent d'interagir entre eux, proposant ainsi une meilleure accessibilité des informations du réseau, partout dans le monde, dans toutes les langues et adaptées aux handicaps éventuels des internautes. Je ne tenterai pas de formuler une définition de l'expression web 2.0, mais en bref, pour moi c'est un concept vague qui signe l'entrée dans une nouvelle ère de l'Internet. Mais ne nous enlisons pas dans une problématique de sémantique, web 2.0 est une expression inventée par des conférenciers, pour faire bien, et je pense sans arrière pensée.

Comme énoncé ci-avant, aujourd'hui on ne surf plus sur la toile ondulente sans passer par wikipedia, par des blogs. Fini l'ère des pages perso désormais remplacées par les blogs, fini l'époque des sites qui détenaient la Vérité. Aujourd'hui, on navigue de blog en blog, de wiki en wiki, on interagit avec les webmestres, on crée le contenu. En somme, l'internaute devient l'Internet, et tisse lui même la solide toile qui porte le monde entier. Aussi, les technologies qui régissent ces plateformes d'échange et de création évoluent. Par exemple j'ai aperçu une nouvelle manière de développer des pages web, l'AJAX, qui serait un mélange de Javascript (côté client) et de PHP (côté serveur), et qui permettrait de véritablement donner un souffle d'air frais à la navigation et à l'interaction avec un site Internet. Exemple : dans l'accueil personnalisé de Google, vous n'êtes pas sans avoir vu les glisser-déposer que l'on peut faire avec les cadres, renommer les onglets à la volé, etc.

J'évoquais les nouvelles technologies de communication, c'est justement là dessus que je vais m'apesantir. J'évoquerai le blog, le flux RSS, le podcast, bref ce qui, à mon sens, est aujourd'hui bon de connaître pour utiliser le fabuleux outils qu'est l'Internet.

Les flux d'informations par la technologie RSS

L'acronyme RSS signifie Real Simple Syndication, où syndication cache en fait une forme d'indexation du contenu des sites Internet. C'est une technologie qui permet au visiteur des sites Internet de s'abonner, s'affilier au contenu d'un site Internet. Concrètement, avec l'aide d'un logiciel spécial [2] — le plus souvent le navigateur internet — le visiteur détient dans un dossier l'ensemble des liens pointant vers les dernières données contenues sur le site internet. Cela permet rapidement de connaître les mises à jour et de se rendre sur le site concerné. Cela devient intéressant lorsque l'on s'abonne à un contenu auquel on porte un intérêt particulier. Il peut s'agir du blog de ses amis, des dernières sorties cinéma ou musicales, ou encore des dernières informations. L'utilisateur ouvre son navigateur et en trois cliques connaît le dernier billet de ses amis, les derniers commentaires postés sur son blog, la date de la sortie du prochain Spielberg, ou encore — et j'insiste — les dernières nouvelles du monde.

Concrètement, aujourd'hui, la plupart des sites à contenu sérieux (l'on entend tous la même chose par cette expression) propose la technologie RSS. Il s'agit de faciliter l'accès aux données des sites, en étant un gain de temps certain et un gage de qualité.

A titre d'exemple :

Le podcast

Podcast, c'est l'association des contractions de iPod et de Broadcast. À l'image de la technologie des flux d'informations comme le RSS, la technologie de podcasting propose aux internautes de télécharger dynamiquement du contenu audio et maintenant vidéo. À la différence des radio et webradio qui, de manière centralisée, propose leur contenu, c'est l'utilisateur qui vient chercher les fichiers audio. Il s'agit donc de procédés qui permettent aux visiteurs/auditeurs d'écouter le contenu audio en différé, avec justement l'avantage de pouvoir gérer l'endroit et le moment de l'écoute de ce contenu audio.

De nombreuses radio proposent désormais leurs émissions en podcasts, afin de rendre leur contenu toujours plus accessible, puisqu'en permanence téléchargeable sur leur site. En outre, des chanteurs et DJ proposent leur morceaux en podcast.

Là où le podcast se révèle innovant, c'est dans le contenu exclusif qu'il peut incarner. Chacun pouvant créer un podcast, on trouve des conférences diverses, des cours (notamment sous forme de vidéo on trouve par exemple des séminaires) etc. Finalement, le contenu est aussi varié qu'il existe de raisons pour les hommes de communiquer.

L'utilisation des podcasts se fait par le logiciel iTunes (téléchargeable ici) et grâce auquel on s'abonne au flux audio et vidéo en y entrant l'adresse internet (url) du podcast souhaité.

iTunes

À titre d'exemple, dans la section "S'abonner ailleurs", vous trouverez une sélection de quelques podcasts. Copiez-collez les adresses correspondantes dans iTunes, et le téléchargement s'executera.

Un dernier mot

J'ai tenté d'aborder deux points pratiques du surf "nouvelle génération" afin de faire découvrir (je l'espère) ces technologies que j'affectionne tout particulièrement. J'ai aussi tenté d'éclaircir des points qui me paraissaient important pour les amateurs de technologies de communication, ces technologies qui facilitent les relations entre le quidam et le monde.


[1] accessibilité et interopérabilité : relatifs aux recommandations du World Wide Web Consortium, www.w3c.org.

[2] logiciel spécial : on parle d'agrégateur. Il permet la lecture et l'interprétation des flux RSS. Mozilla Firefox joue le rôle de mon agrégateur. Je l'utilise pour les nouvelles du monde et les derniers billets de certains blogs.

3 ansil y a

La bataille est lancée
par Sunshine, 2 réactions

Aujourd'hui, une bonne journée de balade dans Paris. Je me suis acheté des chaussures, des livres, et un album. C'est justement de lui dont je veux parler.

Meds, Placebo, 2006. Le dernier album d'un groupe anglais que j'apprécie vraiment. Arrivé à la maison, après les diverses tâches usuelles du retour chez soi, je fonce vers mon pc pour ripper sauvagement l'album dans le but de le lire via iTunes, visant par la suite d'en charger les 13 pistes sur mon balladeur mp3. Seulement voilà, je n'avais pas vu ce petit logo sur la boîte, enfin si je l'avais vu, mais je n'y avais pas prêté attention...

Alors là d'emblée je m'énerve tout rouge. Impossible de mettre les pistes sur mon ordi. Au lieu de ça, je suis soumis à l'installation d'un player à la con censé me convenir, et dans le cas contraire de toute manière je n'aurais que mes yeux pour pleurer... Ou mes mains pour taper. Taper qui ? Taper quoi ! Des recherches dans google pour savoir de quoi il s'agit. Ca porte un nom : DRM...

Concrètement il s'agit de mesures de protections pour empêcher le quidam de copier la musique, les films et autres. Mais merde enfin, je l'ai acheté cet album ! Il est à moi maintenant ! Je refuse d'être soumis à une utilisation particulière d'un produit que je me suis procuré, ça me paraît normal.

J'ai ensuite vu que cela n'est pas du tout nouveau, et que depuis plusieurs semaines certaines personnes se sont rassemblées pour lutter contre ce phénomène. Leur action : boycott pur et simple des CD et DVD soumis à ces protections.

Je soutiens leur cause, étant outré devant ces mesures liberticides, oui môsieur !

J'ai donc décidé de ne plus acheter aucun CD ou DVD sous l'emprise du DRM. En soi le principe du DRM ne me gène pas, c'est son utilisation sur le bien - culturel - que l'on s'est procuré légalement, qui me tracasse et qui place le consommateur dans la gatégorie des bandis.

Nous, citoyens français, refusons le verrouillage numérique de nos ordinateurs et de l'internet, qui risque d'être mis en place par la loi DADVSI (Droit d'Auteurs et Droits Voisins dans la Société de l'Information) via la légalisation des DRM. Ces DRM, véritables verrous numériques, remettent en cause le droit à la copie privée, les logiciels libres, l'innovation en France et menacent nos libertés individuelles, au bénéfice unique des majors du disque. Nous pensons que la loi doit défendre l'intérêt général et non pas un intérêt particulier. Aussi avons nous décidé de nous mobiliser contre les DRM et de sensibiliser l'opinion. Vous trouverez sur ce site, destiné à aider à la coordination de la mobilisation, les différentes manifestations programmées.

www.stopdrm.info