Ce soir, comme d'habitude, je fais le trajet Châtelet-Les-Halles - Torcy sur la ligne A de notre cher et tendre réseau express régional, avec, comme d'habitude, mon casque sur les oreilles et mes morceaux étoilés qui défilent dans mes oreilles.

Dans un premier temps je suis assis, comme tout le monde présent dans le train, puis arrive une femme avec un bébé dans les bras. Tout naturellement je lui cède ma place. Chouette, une bonne action accomplie, je serai certainement remercié un jour ou l'autre !

Ce jour ou l'autre en question, c'était pas le jour même. Quelques stations avant la mienne, deux personnages (sensiblement de même âge que moi) s'assoient à côté de moi, veillant diaboliquement à pouvoir me bloquer le passage si malencontreusement il me prenait l'envie de me lever et sortir du train. Mais sait-on jamais. Ils parlent fort, en arabe, je ne comprends pas. Cela dit, j'ai l'air de les faire sourire. C'est déjà ça. Oh et puis j'avais mon iPod dans la main. Pareil, naissaient de petits rictus à la vue de celui-ci.

Mon coeur battait plus vite que d'habitude.

Torcy.

Les portes s'ouvrent, je me lève et leur passe à travers, naturellement. J'arrive dehors et là un jeune homme m'aborde. Il arborait de gros gants de moto cross, vous savez avec des morceaux de plastique, surtout au niveau de la base des phalanges, là où ça peut faire mal. Il m'explique ce que j'avais ressentit, à savoir que je pouvais les intéresser. Ce qu'il me dit aussi, et que j'avais relevé, c'est qu'il a attendu que je sorte du wagon, pour sortir derrière moi, et ainsi se retrouver entre moi et les malfrats. Une sorte de garde rapprochée, vous voyez le genre. Étonnant.

Donc dans le même instant, j'ai failli être pris à parti par des rodeurs du soir, et en même temps un oeil veillait sur moi. À deux contre deux, enfin à trois contre deux (oui, je compte double, héhé), les voyous n'auraient pas fait long feu. Ça non. Peut-être que je leur ai bien plu. Peut-être ont-ils calmé leurs ardeurs en me voyant de plus près. Bah quoi ?

Quoi qu'il en soit, j'ai eu peur dans le RER, et ce pour la première fois.

Mais des scènes aussi banales que celle là, il doit y en avoir tout le temps tous les jours dans le RER. Seulement là, c'était pour moi. Presque.

Et sinon, j'ai passé une vraie super journée à la fac, c'était à la fois intéressant (pas tout, surtout l'histologie), et sympa.