Trois mois d'ouf
par Sunshine, 6 réactions
Publication 1 an dimanche 19 août 2007 à 14:21
Rubrique Général
Réactions 6
Lien permanent #189
Syndication suivre les réactions | suivre les billets connexes
Mots-clés amis, bonheur, Brides-les-Bains, coup de coeur, famille, snowboard, travail, vacances, vie, études
Billets connexes
- American trip and retour aux sources,
- Le monde a la taille qu'on veut bien lui donner,
- Au rythme de mon coeur,
- Et voilà c'est fini,
- Direction les Alpes,
- Et la vie reprend ses cours,
- Autres choses,
- Demande d'embauche,
- Au travail ! Premiers déboires...,
- Première journée à Brides-les-Bains,
- Deuxième jour,
- J+3,
- It's working...,
- Aïe !,
- Oh hisse !,
- Faisons le point,
- Quelques photos,
- Pause,
- Résultats,
- Solidays,
- Soooooon,
- Élément de motivation,
- Soyez heureux et en bonne santé. Réussissez ce que vous entreprenez,
- Attente, beaux jours et psch
Dès le 9 mai soit deux jours après mes partiels, je partais pour la Savoie, à Brides-les-Bains. Un job d'été, me disais-je ! C'était bien plus que ça… 
La principale activité était bien sûr de rénover notre immense maison nouvellement achetée. Et il y en avait, du boulot ! Mais c'était dérisoire : pas une minute ne passait sans que je songe au bonheur qui nous attend à la montagne, à ma famille, mes amis et moi. Et puis, vous en connaissez beaucoup, vous, des qui sont rémunérés à rénover leur propre maison ? J'ai beaucoup de chance, en tout point, depuis toujours.
Il m'a fallut quelques semaines, tout de même, pour trouver mes marques dans la vie de chantier, avec des hommes dont c'est le travail quotidien. Mais ça en valait la peine, tant j'ai passé de bons moments et appris de choses.
Effectivement, j'ose dire qu'aujourd'hui, je saurai — à peu près — faire des travaux de toute sorte dans une maison, que ce soit électricité, maçonnerie et autres travaux de finitions comme poser le parquet et les plinthes (putain c'est chiant ça, surtout en fin de journée, hein Seb). D'ailleurs ma soeur se profile déjà comme ma future première cliente. Eh ouais !
Mais après l'effort, le réconfort, hein ! Avec l'arrivée de Manu, un bon ami de Christophe, boulanger de profession, on a pu se détendre davantage le soir. Au point que tous les soirs on sortait, entre bar
et discothèque (que j'affectionne moins), et une seule fois le casino. J'ai claqué 45 € pour la première et sans doute la dernière fois ! Parce que moi, imaginer qu'au septième lancé de boule, selon l'angle d'approche de celle-ci sur la roulette et en tenant compte de la force et la direction du vent et du sourire en coin (ou non) du croupier, je vais pouvoir dire si elle s'arrêtera sur le noir ou le 8, je sais pas faire ! Manu, sincèrement, j'ai pourtant donner du mien (45€ quand même, merde!) rien n'y fait, c'est pas un truc pour moi. 
Aussi (je passe du cokalane…), j'ai pris dans la gueule ma première bourre. Je me sentais si péteux le lendemain… En fait avec le patron et son petit cousin — enfin petit, ce n'est que formel, car il est bien massif le jeunot — nous sommes sortis en boîte (au Cythère exactement), et avons bu une bouteille de Vodka à trois. Enfin ça aussi, ce n'est pas très juste… En fait, Christophe dansait — gesticulait semble convenir davantage,
— et Yoann et moi parlions. Et comme ce-dernier n'affectionne pas particulièrement le Vodka-Pomme, et bien je me suis sucré la bouteille dans sa bonne moitié. Résultat, le lendemain matin ai-je été réveillé par… mes parents, et sorti de mon lit tout coulant. Ah là je me suis senti merdique. J'avais vomis dans la nuit, dans le sommeil. En y repensant, je ne souris même pas tellement je me sentais couillon. Je n'avais pas mal à la tête, seulement au bide. Mais c'était surtout que je voulais me faire tout petit et que la journée, à peine entamée, finisse au plus vite, pour oublier. Mais pas question d'oublier… Car dans la demi-heure qui suivait, au moment du petit déjeuné, mon néo-pote Yoann, collègue de chantier, fait un malaise avec perte de connaissance, pour ne pas dire une crise d'épilepsie. Et là ça virait un peu au cauchemar. Heureusement, mon père (toubib, présent avec ma mère pour deux jours, en visite sur le chantier) et Christophe ont pu s'occuper de lui immédiatement, en attendant l'arrivée des pompiers. J'ai du mal à formuler mon état d'esprit à ce moment… J'étais inquiet d'une part, ému en voyant toutes ces personnes auprès de Yoann déboussolé, et furieux de ma bêtise de la veille, d'avoir trop bu et fait boire autrui. Ajouté à tout cela la fatigue d'un travail physique, à raison d'une dizaine d'heures par jour 6j/7, les nerfs ont lâché et j'en ai pleuré. Heureusement, pour Yoann ce n'était pas grave. Il s'est quand même luxé l'épaule gauche en chutant lors de la crise, ce qui l'a empêché de poursuivre les travaux avec nous. Il en était mal, et je le comprenais tant il est bosseur, plein d'abnégation dans son travail, donc pour ma maison en l'occurrence. Pour ma part, il m'a fallu quelques jours pour me remettre complètement de cette journée de trop.
Et puis la semaine suivante (on se situe maintenant autour du 5 août), mes parents, mon frère et ma sœur nous ont rejoins. Et là, on a pu lâcher du lest. D'autant qu'on approchait vraiment de la fin des travaux, les finitions rendant le tout toujours plus beau. À ce propos, j'ai pris quelques photos avant de partir, qui illustrent bien la beauté de notre Villa Cottage.
D'ailleurs, avec ma petite famille, Christophe (boss) et Seb (j'savais qu'il était doué, mais à c'point là), nous sommes montés à Méribel, La Chaudanne, à l'occasion de la braderie des commerçants, le 15 de ce mois. J'avais en tête, depuis quelques semaines, de m'offrir des fixations (bindings) et des chaussures (boots) de snowboard, pour rafraîchir un peu mon matériel. Aussi je m'étais dis que j'achèterai une nouvelle planche (board) cette hiver. Et bien les sirènes chantant si fort, j'ai cédé à la tentation et je me suis acheté le tout, bindings, boots et board. Et pour le coup, je me suis fait un beau cadeau ! J'ai pu me l'offrir grâce à mon travail. Et ça, j'en suis fier. J'ai choisis, sous les conseils forts aimables du vendeur de Oxygene Boardshop de Méribel, la Burton Uninc 160 de cette année, avec des Burton Mission en bindings, et des Nitro comme boots. Un pur bonheur. Le tout est orienté freestyle, pour un programme en backcountry et flat (pour ma part), moins en jib (j'aime moins). La Uninc est une board pro-model, c'est à dire conçu par les pro, pour les pro, hahahaha. Elle reste quand même assez polyvalente. En gros, elle cartonne et j'ai trop hâte de l'essayer. 
Trois mois très enrichissants sont temporellement derrière moi mais ils m'ont permis d'aller de l'avant et m'ont appris beaucoup de choses, tant sur le plan matériel (travaux dans une maison etc) que sur le plan humain, où j'ai pu rencontrer de nouvelles personnes, qui m'ont chacun apporté un petit truc.
Mais d'abord, avant tout ça, je vais préparer ma rentrée pour pa P12, car quand faut y aller, faut y aller. C'est puissant comme phrase, surtout quand on l'écrit.



Réactions
Réagir